“7 Second away, Just as long as I stay, I’ll be waiting”

C’est avec ce refrain plein de douceur que Youssou N’Dour, chanteur originaire de Dakar, se faisait connaître sur la scène mondiale en 1994. Pourtant, dans une notoriété internationale, c’est en tant que « roi du mbalax » qu’il est présenté dans son pays natal.

Qu’est-ce que le mbalax ?

Employé à tord pour désigner la musique sénégalaise d’une façon générale, le mbalax est, à l’origine, un genre de musique bien précis rythmé par des percussions telles le sabar, qui en fait sa particularité. De nos jours très apprécié au Sénégal et dans une moindre mesure à l’international, il est souvent accompagné de guitares, batterie, clavier et de basse, et se décline sous plusieurs genres comme le « rock-mbalax », le « zouk-mbalax » ou encore le « salsa-mbalax ».

Les premiers rythmes de mbalax sont associés à la culture sérère, ethnie située principalement au Sénégal, mais qui peut s’étendre également jusqu’en Gambie et Mauritanie. Ces vieux rythmes, principalement utilisés lors de cérémonies religieuses, et notamment lors de rites de passage à l’âge adulte appelés « Ndut », connaissent un certain renouveau à partir des années 80 à travers les différentes titres de Youssou N’Dour notamment. Celui-ci, avec aisance, n’hésite d’ailleurs pas à associer plusieurs styles différents, passant d’un morceau aux sonorités plutôt reggae ou occidentales à une chanson plus « traditionnelle ». Tous les genres lui vont bien !

Et son succès n’est d’ailleurs pas près de s’étouffer puisqu’il annonçait, à la grande surprise générale, un nouveau single « Sapeurs-Pompiers » en janvier 2019. A l’heure actuelle, le titre a dépassé le million de vues sur Youtube.

Pour la plus grande joie de ses admirateurs, Youssou N’Dour poursuit donc sa conquête du monde avec un nouvel album prénommé « History », réalisé en collaboration avec Le Super Etoile de Dakar. Cette compilation nouvelle, enregistrée au Sénégal et mixée au Qatar, était attendue dans les bacs pour le 26 avril.

Quelques chanceux ont pu néanmoins découvrir ses nouvelles compositions en avance : L’artiste a, en effet, interprété quelques-uns de ses nouveaux morceaux devant une salle de l’Olympia de Paris bondée, le 6 avril dernier.

Nul doute que son succès sera également au rendez-vous lors de sa prochaine apparition en France le 20 juillet 2019 dans le cadre de sa participation au festival Les Nuits de Fourvière, au théâtre romain de Lyon.

Son nouvel album « History », des sonorités traditionnelles et des touches de modernité

Chaque chanson interprétée par Youssou N’Dour est une nouvelle histoire qu’il nous raconte. Mais cet album là est d’autant plus particulier qu’il porte un message très personnel, à l’image des convictions de l’interprète.

En effet, l’artiste, également homme politique, qui obtient l’approbation de tous à travers ses musiques, aimerait également rassembler les générations en dehors de ses représentations. Un beau message en somme… Et qu’il met très concrètement en pratique avec ce nouvel album, qui est à la fois le fruit de sonorités plus traditionnelles et de touches modernes à travers des collaborations avec des artistes d’une nouvelle génération. Parmi eux : Mohombi, artiste suédo-congolais, dans Hello, ou encore Seinabo Sey, suédo-gambienne, dans une reprise du titre Birima.

Dans cet album, Youssou N’Dour rend également hommage à des personnes qui l’ont marqué. Les titres My Child et Takuta rappellent ainsi le travail de Babatunde Olatunji, percussionniste nigérian de talent disparu il y a un peu plus de 10ans. Habib, quant à lui, remercie le travail et le dévouement de Habib Faye, instrumentaliste à ses côtés durant de nombreuses années décédé l’année dernière.

Youssou N’Dour renouvelle donc constamment sa musique et nous délivre une nouvelle fois des messages de partage, de reconnaissance et de bienveillance.