Les 15 états membres de la CEDEAO, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, veulent créer une devise commune qui entrera en vigueur en 2020. La future banque centrale de la monnaie unique devrait être basée sur un modèle fédéral similaire à celui de l’Union Européenne, où le régime de change de la future devise commune devrait être flexible et stable.

Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo – tous ont pour but de remplacer le Franc CFA et sept devises nationales par une monnaie unique qui porte déjà son nom : l’ECO.

Les 15 chefs d’État respectifs de la CEDEAO se pencheront le 29 juin à Abuja, au Nigéria, sur l’agenda à venir de la monnaie unique de la zone. Les ministres et gouverneurs des banques centrales ont tracé les jalons de la nouvelle monnaie unique lors d’un sommet tenu les 17 et 18 juin à Abidjan, la capitale économique Ivoirienne.

Malgré une croissance économique dans la région estimée à 3 % en 2018 et projetée à 3,4 % pour 2019, plusieurs obstacles se dressent devant le projet de monnaie unique. Les économies de la région sont régulièrement impactées par les chocs extérieurs et le défi sécuritaire reste entier.

De nombreux pays ont une balance commerciale courante déficitaire, qui pèse sur les réserves extérieures de leurs banques centrales et surtout qui fragilise les taux de change avec les devises de références mondiales. Dans la région, le déficit budgétaire élevé de certains pays membres ont une incidence sur leurs dettes publiques.