Notre admission du réchauffement climatique est comme un réveil après un long sommeil. Le bruit nous réveille, mais nous sommes encore trop paresseux et essayons d’étirer les dernières minutes au lit. Nous prenons notre temps, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de temps.

Les conséquences du changement climatique montrent de plus en plus clairement pourquoi des mesures sont prises dans le monde entier pour contrecarrer ces changements négatifs.

L’Afrique en particulier connaît une perte dramatique de sa biodiversité. À la fin de ce siècle, le réchauffement de la planète peut à lui seul réduire de moitié le nombre d’oiseaux et de mammifères africains et causer une perte massive d’espèces végétales. Outre l’exploitation de la nature et la surpêche, il existe également des conséquences sociales : il existe un risque de perte de logement, de moyens de subsistance, de bien-être, de santé, de sécurité alimentaire et de sécurité de l’approvisionnement en eau des populations les plus pauvres et les plus vulnérables d’Afrique. Et c’est pourquoi les dirigeants africains participent activement à la protection de la nature.

La Namibie et le Botswana protègent déjà 30% de leurs terres. De même au Rwanda, où les forêts de montagne sont totalement protégées par la loi. L’Éthiopie, d’autre part, s’est engagée dans la reforestation.

Bangweulu en Zambie est un exemple particulier de zone humide protégée et conviviale pour les communautés. 50 000 personnes s’y sont installées. Leur survie est liée aux richesses naturelles que la région peut leur offrir, ce qui leur laisse le droit d’exploiter de manière durable les ressources naturelles. Ils ont considérablement amélioré les stocks de poisson, réduit le braconnage et augmentés les populations d’oiseaux.

Si d’autres gouvernements africains suivent ces exemples et prennent des mesures courageuses pour protéger la nature, un nouvel accord international visant à mettre un terme à la perte de biodiversité aura réellement une chance.