Du 15 au 21 mars, la 8e édition du Luxor African Film Festival aura lieu à Louxor, en Egypte. Parmi les 102 films issus de 32 pays africains,  2 films marocains ont atteint les nominations dans la catégories long-métrage.

Le premier s’intitule « The Healer » (La Guérisseuse), réalisé par Mohamed Zineddaine et Olivier Bombarda, le film raconte l’histoire d’un adolescent de 16 ans nommé Abdou qui vit dans la banlieue de Khouribga, une ville minière qui exploite le phosphate. Sa mère adoptive, M’Barka, travaille en tant que sage-femme. Abdou essaye de trouver de l’aide pour son ami, atteint d’eczema atopique. Nous suivons les héros dans leur aventure faite d’amitié, de lutte et de violence.

Le deuxième film, « Indigo » de Selma Bargach montre la lutte quotidienne de Nora, une femme de 30 ans qui vit dans une famille déchirée. Elle doit se cacher pour éviter la violence de son frère, que personne n’empêche. Nora découvre qu’elle a un don pour la clairvoyage mais sa mère veut l’obliger à voir une psychiatre alors que sa tante essaye d’exploiter son don jusqu’au jour où elle a un accident presque mortel. Afin de comprendre ses visions, Nora s’engage dans une quête où elle découvrira bien plus qu’elle ne pouvait imaginer.

Dans la catégorie court-métrage on retrouve un troisième film marocain parmi les nominés : « Ales ». Ales est une femme abusée sexuellement qui porte ses traumatismes depuis son enfance. Le réalisateur Faical Ben a déjà remporté avec ce film le prix du Meilleur Court Métrage Arabe lors de la 7e édition du Delhi International Film Festival.

Selon le Président du LAFF, Sayed Fouad, 385 films ont été soumis et 102 furent sélectionnés pour la compétition. Ces films sont répartis par catégories : 10 long-métrages, 10 longs documentaires, 10 films sur le thème de la liberté et des droits humains internationaux, 16 court-métrages and 14 films nationaux étudiants.

Le jury du Luxfor African Film Festival est composé du réalisateur marocain Nour-Eddine Lakhmari, du réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko, du producteur Tunisien Dora Bouchoucha, ainsi que du compositeur égyptien Rageg Sami Daoud.