Afin d’égayer votre intérieur et vous permettre de danser malgré la fermeture des clubs, Portail Afrique vous présente sa liste des 10 musiciens africains les plus influents. Il n’a pas été facile de n’en sélectionner que 10 alors nous remercions pour votre indulgence ! L’ordre du classement peut également être source de débats, chacun jugera selon ses goûts !
Nous finissons par les places 5 à 1 aujourd’hui.

Bonne écoute !

5ème place : Tiken Jah Fakoly – Côte d’Ivoire
Tiken Jah Fakoly, de son vrai nom Doumbia Moussa Fakoly, né le 23 juin 1968 à Odienné en Côte d’Ivoire, est un auteur-compositeur-interprète et chanteur de reggae. Fakoly découvre assez tôt la musique reggae et monte son premier groupe, Djelys, en 1987. Il réussit peu à peu à se faire connaître au niveau régional puis national avec ses concerts.
En 1998, il monte pour la première fois sur scène en Europe, à Paris. En 2003, il est invité par le festival Musiques Métisses (Angoulême), d’où il revient en 2005. Il obtient la Victoire de la musique en 2003 dans la catégorie album Reggae/Ragga/World pour l’album Françafrique.

4ème place : Fally Ipupa – Congo
Fally Ipupa Nsimba, né le 14 décembre 1977 à Kinshasa (RDC), est un chanteur, danseur, auteur-compositeur-interprète, et producteur congolais.
Débutant dans le chant, dans divers petits groupes de rue, il se fait remarquer par Koffi Olomidé qui l’intègre à son groupe Quartier Latin, auquel il restera 7 ans et participera à 6 albums. En 2006, il signe chez Obouo Music et fait paraître son premier album Droit Chemin.
Déjà titulaire de succès internationaux avec des chansons world telles que Chaise électrique avec Olivia, Sexy Dance avec Krys, et Sweet Life, il confirme sa popularité avec son single Original sortie le 5 mai 2014 qui atteint actuellement plus de 30 millions de vues mais aussi avec Eloko Oyo atteignant plus de 45 millions de vues. C’est le seul artiste congolais chantant en lingala à atteindre ce nombre de vues. En 2018, il fait partie des 50 Africains les plus influents dans le classement publié par Jeune Afrique.

3ème place : Manu Dibango – Cameroun
Emmanuel N’Djoké Dibango (dit Manu Dibango, surnommé Papagroove ou Papa Manu) est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala (Cameroun).
C’est dans la chorale du temple, dont sa mère est occasionnellement professeur, qu’il est initié au chant, tandis que le gramophone parental lui fait découvrir surtout la musique française, américaine et cubaine, les marins de ces pays débarquant dans le port de Douala avec leurs disques. Etudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz, joue de la mandoline et y apprend le piano. Lors d’un séjour dans un centre de colonie réservé aux enfants camerounais résidents en France à Saint-Hilaire-du-Harcouët, il découvre le saxophone emprunté à son ami Moyébé Ndédi et y rencontre Francis Bebey. Ce dernier lui apprend les bases du jazz et ils forment un petit groupe jouant de cette musique ; mais c’est à Reims, où il prépare le baccalauréat philo, qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les « boîtes » et les bals de campagne, au grand dam de son père, qui lui coupe les vivres en 1956, lorsqu’il échoue à la seconde partie du baccalauréat. Différents contrats le mènent à la fin de l’année 1956 en Belgique où son jazz s’africanise au contact du milieu congolais dans l’ambiance de l’accession du Congo belge à l’indépendance en 1960. En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier big band. Il crée et développe son style musical, novateur et urbain et découvre le rhythm and blues. En 1972, la face B d’un 45 tours, Soul Makossa, fait la conquête des États-Unis et lui vaut d’y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d’Amérique.

2ème place : Salif Keita – Mali
Descendant direct du fondateur de l’Empire du Mali
, Soundiata Keïta, Salif se destine à une carrière d’instituteur, mais il est recalé en raison de sa mauvaise vue. Il décide alors de se lancer dans la musique, ce qui est extrêmement mal vu par sa famille, qu’il quitte pour Bamako. Après une résidence au motel de Bamako avec le groupe Les Ambassadeurs, il quitte le Mali pour la Côte d’Ivoire et Abdijan et enregistre son premier album. Dans les années 80, il part pour les Etats-Unis et enregistre deux albums, avant de retourner dans sa famille au Mali. Il s’installe ensuite à Montreuil et multiplie les concerts, souvent aux côtés de Manu Dibango ou Youssou N’Dour. Humaniste, il participe à différents projets contre la famine en Ethiopie ou pour les 70 ans de Nelson Mandela. Il ouvre également un club et un studio d’enregistrement afin d’aider les jeunes musiciens maliens. Il est également le fondateur de l’association Folon, dédiés aux enfants, comme lui, albinos.

1ère place : Youssou N’dour – Sénégal
Youssou Madjiguène N’Dour, né le 1er octobre 1959 à Dakar (Sénégal), est un auteur-compositeur-interprète, musicien et homme politique sénégalais.
« Roi du Mbalax » au Sénégal, chanteur africain à la renommée internationale, il est également patron de presse à partir de 2003 et de la fondation du groupe Futurs Médias. Il devient ministre de la culture et du tourisme à partir d’avril 2012, sous le gouvernement Mbaye, puis ministre du tourisme et des loisirs, avant d’être rattaché au président Macky Sall comme ministre-conseiller.