Une chose est claire depuis longtemps : l’Afrique et l’Europe veulent construire un avenir ensemble.
Dans le secteur agricole en particulier, les deux continents envisagent une coopération étroite.  Une intention qui se concrétise avec l’accord conclu à Rome.

Pour la toute première fois, les députés de l’Union européenne et de l’Union africaine ont décidés, lors de la troisième conférence des ministres de l’agriculture UE-UA, de travailler ensemble au niveau des traités dans les domaines de l’agriculture et de la production alimentaire. Un plan d’action pour une stratégie agricole commune a ainsi été élaboré.
Les objectifs du plan sont les suivants : une politique climatique durable, la création d’emplois nouveaux et sûrs dans la production alimentaire et la promotion de l’agriculture traditionnelle.

Les eurodéputés se reprennent donc enfin après de nombreuses discussions et créent une nouvelle base officielle pour les relations entre les continents voisins.

M. Phil Hogan, membre de la Commission chargé de l’agriculture, a déclaré : « Cette déclaration représente un accord historique en faveur d’un agenda agricole commun et global pour les deux continents. L’objectif est d’organiser un partenariat sur un pied d’égalité en matière de sécurité alimentaire, de protection du climat, de gestion durable des ressources, de sécurité de l’emploi dans les zones rurales, d’investissements durables et de projets de commerce équitable ». Selon M. Hogan, les régions rurales d’Afrique et d’Europe sont sur la bonne voie.

Ainsi, il a été convenu de soutenir la mise en place d’un programme pluriannuel de coopération pour les organisations agricoles régionales et nationales. Le programme vise à renforcer la participation des agriculteurs à la chaîne de valeur et leur influence sur les lignes directrices applicables. La sécurité sanitaire des aliments et le contrôle phytosanitaire en Afrique devraient également être encore améliorée. Différents programmes de promotion des technologies intelligentes dans l’agriculture font également partie de l’accord.

« J’attends avec impatience un partenariat UA-UE encore plus fort qui revitalisera avant tout la transformation rurale de l’Afrique. Avec notre décision, nous avons, en tant que troisième Conférence des ministres de l’agriculture de l’UA et de l’UE, donné la première impulsion pour mettre en œuvre ce projet de la meilleure manière possible (…) Bien sûr, un soutien public et privé est également nécessaire, et je nous encourage tous à continuer à travailler pour que les investissements dans une agriculture durable dans notre pays soient toujours plus attractifs » a déclaré Josefa Sacko, commissaire à l’agriculture pour le développement rural et a précisé que cet accord est le premier mais définitivement pas le dernier pas vers une relation sur un pied d’égalité entre l’Afrique et l’Europe.

Reste donc à voir ce que cet accord va réellement changer et si les espoirs que les deux continents placent actuellement dessus se concrétiseront.