« L’inclusion financière », une politique gouvernementale clé au Rwanda, a le vent en poupe depuis qu’elle est lancée. L’objectif est que, d’ici à 2020, 90% de la population utilise activement des comptes bancaires. Et en seulement quatre ans, l’inclusion financière a doublé au Rwanda.

Le gouvernement rwandais a fixé un objectif d’inclusion financière de 90% d’ici 2020 et les preuves de progrès vers cet objectif sont partout, selon Douglas Randall, analyste de la Banque mondiale, « impressionné par le paysage de l’inclusion financière dans ce pays ».

Les publicités pour les produits d’argent mobile sont peintes et collées sur presque toutes les surfaces disponibles au Rwanda. Et, si vous savez quoi chercher, il ne faut pas longtemps pour repérer une coopérative de crédit et d’épargne (SACCO) dans les umurenges (subdivisions politiques au Rwanda, équivalent à une municipalité). Ces coopératives ont pour but de répandre l’inclusion des populations des zones rurales au secteur financier.

L’enquête FinScope de 2008 a révélé que 47% des adultes rwandais utilisaient un type de produit ou de service financier (compte bancaire, caisse d’épargne etc.), mais que seulement 21% participaient au secteur financier formel, constitué à l’époque principalement de banques, mais comprenait également une poignée d’institutions de microfinance et de coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC).

En grande partie à cause de ces chiffres, et en particulier de la grande fracture urbaine / rurale illustrée par les données, le gouvernement a entreprit d’établir une SACCO dans chacun des 416 umurenges ou secteurs du pays. L’Umurenge SACCO est née avec le soutien du gouvernement.

En 2012, les données de FinScope ont montré que le pourcentage de Rwandais utilisant un produit financier formel avait doublé pour atteindre 42%. L’augmentation est presque entièrement due aux 21% de Rwandais qui ont déclaré qu’ils utilisaient une SACCO d’Umurenge pour épargner ou emprunter. L’initiative a particulièrement réussi à élargir l’accès aux services financiers en dehors des centres urbains, où vivent 80% des clients d’Umurenge.