L’affaire fait polémique depuis quelques jours, le président de la Fédération Française de Tennis, Bernard Giuducelli a interdit à Serena Williams de porter à nouveau la tenue qu’elle arborait lors du dernier Roland-Garros. Ce dernier trouve que l’américaine était allée « trop loin » avec sa combinaison et refuse de la laisser jouer en France habillée ainsi. Le président de la FFT avait ainsi déclaré : « Cette tenue ne sera plus acceptée. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin. »

La combinaison noire avec une ceinture rouge, très près du corps, fournie par Nike, s’inspire des tenues des super-héros de Black Panther ou encore Catwoman. Outre un design novateur, la tenue était avant tout conçue dans un but médical, afin d’améliorer la circulation sanguine de la championne, qui avait connu des complications et notamment des caillots après son accouchement en 2017.

Si l’américaine a réagi avec une grande classe en expliquant comprendre le point de vue de M. Giuducelli et avoir d’excellentes relations avec lui, le président de la FFT est au centre des critiques, de la part du public et de l’équipementier. Sur Twitter notamment, en France comme aux Etats-Unis on dénonce le sexisme des propos tenus par Bernard Giuducelli.

La réaction la plus délectable a été posté par Nike sur Instagram, affichant une photo en noir et blanc de la championne et écrivant : « On peut retirer le costume d’une super-héroïne, mais on ne peut pas lui retirer ses super-pouvoirs ».