Une étude menée par Standard Chartered révèle le classement des 20 économies mondiales possédant le plus fort potentiel de croissance. La Côte d’Ivoire arrive en tête, suivie de près par le Kenya (3ème). Le Ghana, en 13ème position, conforte sa meilleure santé économique.

66 économies ont été analysées dont 14 en Afrique. Les critères pour parvenir à ce classement prennent en compte la croissance du PIB, celui du volume des exportations et enfin la solidité des économies locales.

Le développement du commerce électronique, lié à des infrastructures de qualité et à la diversité des exportations, permettent à ces trois pays africains de bénéficier de cet excellent classement.

La Côte d’Ivoire, secouée de nombreuses années par une grave crise socio-politique est devenue l’économie la plus dynamique d’Afrique francophone et les économistes tablent sur une croissance du PIB de 7% dans le futur.

Le port et l’aéroport d’Abidjan, cruciaux pour le commerce, ont été développés. L’Etat a également décidé d’augmenter ses dépenses pour soutenir l’industrie et permettre d’améliorer les services administratifs.

Au Kenya, ce sont aussi les investissements dans les différentes infrastructures qui lui ont permis de figurer en très bonne place dans ce classement. Les ambitions du président Uhuru Kenyatta seraient de faire figurer son pays dans la liste des pays émergents à l’horizon 2022. Les chinois ont crée la plus grande usine de couches pour bébés d’Afrique de l’Est, l’Oréal y a implanté une usine de cosmétiques. Néanmoins, il faudra surveiller l’endettement du pays et alléger les taux d’intérêts en particulier pour soutenir les PME et les PMI.

Enfin, le Ghana connaît une progression remarquable compte tenu des difficultés qu’a connu son économie. De nombreuses opportunités, comme des partenariats avec la Chine, pourront aider au développement du pays.

Si ces trois économies partaient d’un niveau assez faible, comparées aux autres pays en lice dans ce classement, leur essor, lié aux échanges commerciaux à l’intérieur du continent africain (taux de croissance de 17% soit trois fois plus qu’en dehors du continent) et au développement de leurs infrastructures, leur permet d’espérer un meilleur avenir pour leur population.