Alors qu’un deuxième épisode de canicule frappe la France en cette fin de mois de juillet, Portail Afrique ! vous propose de découvrir comment les Africains supportent ces périodes de grandes chaleurs. Dans la plupart des pays Africains, la climatisation reste un luxe et une grande partie de la population travail dehors toute la journée. Aussi, s’adapter à la chaleur est une nécessité pour poursuivre ses activités normalement. Dans ces pays où les épisodes de chaleurs sont longs et habituels, les habitants ne s’inquiètent pas autant que chez nous et savent intégrer cette chaleur dans la gestion de leur quotidien.

Un changement dans les horaires

Au Burkina Faso, les habitants adapte le rythme de leur journée au rythme du soleil et des températures. La journée de travail commence donc vers cinq ou six heures, et à midi les Burkinabés préfère rester dans leur maison ou leur bureau, fenêtre fermée, à faire la sieste quand cela leur est possible. En Tunisie aussi, du 1er juillet au 31 août, la « séance unique » modifie les horaires de travail, en particulier dans le secteur public. La journée classique 8 heures – 17 heures est ainsi remplacée par 7h30 – 14 heures.

Des vêtements adaptés

Au Niger, les habitants s’habillent de voile et turbans pour se protéger du soleil tout en portant un vêtement léger et aéré. Les étudiants et élèves eux, choisissent d’étudier la nuit, mais la tâche se complique s’il n’ont pas accès à l’électricité.

Au Sénégal, le port du boubou est essentiel en période de canicule. Sa forme permet de faire circuler l’air et de se rafraîchir à chaque pas. La « tengade« , chapeau en paille conique, est également utilisée pour se protéger du soleil et de la chaleur. Le Sénégalais boivent aussi du thé chaud même pendant ces périodes de chaleur, lequel facilite l’hydratation du corps et le rafraîchit davantage qu’une boisson froide.

Les périodes de chaleur dans les pays Africains sont donc des périodes où les habitants doivent adapter leur quotidien et leurs habitudes, mais étant plus fréquentes et plus intenses que chez nous, ces derniers en sont moins inquiétés et développent des méthodes pour les supporter depuis des générations.