Au début du mois de décembre, les rues et les commerces sont décorés avec des guirlandes et des portraits du Père Noël. Le 24 décembre, c’est avant tout la fête des enfants : la famille leur offre des vêtements et des chaussures neufs ainsi que des jouets.

A partir de la mi-novembre et tout le mois de décembre, les jeunes accompagnent les « Kaléta » : il s’agit d’une société de masques qui chante, danse et joue de différents instruments de musique.

Le «  Kaléta »  est originaire du Brésil et vient du portugais « karita » signifiant grimace.

Il célèbre l’héritage du retour massif d’anciens esclaves du Brésil sur le golfe du Bénin entre 1830 et 1835.

Le « Kaléta » porte un masque de clown et un costume à base de paille: les groupes circulent de maison en maison, proposent leur spectacle et en échange reçoivent un peu de monnaie ou des friandises. Après la gratification, les habitants ont droit à une chanson de remerciement. Dans le cas contraire, c’est une chanson dédiée à l’avarice qui est entonnée !

Les béninois se sont appropriés cette tradition et se la transmettent de génération en génération.

Avant Noël, les familles les plus aisées décorent un sapin et leur maison ; les cadeaux sont distribués aux enfants le 24 au soir. Le 25, les croyants se rendent à la messe de Noël et partagent ensuite un repas de fête. Au menu, l’amiwo, composé d’eau, de farine de maïs, de tomates, d’huile, d’épices et d’oignons, servi avec du poulet.

Pour le dessert, papayes ou oranges seront à l’honneur tandis que les enfants dégusteront des sucettes glacées à la fraise et au bissap (fleurs d’hibiscus séchées).