La jeune réalisatrice Franco-Sénégalaise a reçu, ce samedi soir dernier, le Grand Prix du Festival de Cannes 2019 pour son long-métrage « Atlantique ». C’est d’ailleurs l’inépuisable Sylvester Stallone qui a remis, lors de la soirée de clôture de la 72ème édition du Festival de Cannes, le Grand Prix à la réalisatrice Franco-Sénégalaise. Un couronnement pour la réalisatrice de 36 ans, dont le film relate le parcours d’un jeune Sénégalais candidat à l’émigration, naviguant entre histoire d’exil et de fantômes. Une consécration de taille, dans la veine de celle obtenue par Ladj Ly pour son film « Les Misérables« , venant relever la notoriété et le talent du 7ème art africain.

Réalités comtemporaines

Cette héroïne, dont elle raconte l’histoire, c’est celle d’Ada (Mama Sané), issue d’un quartier populaire de Dakar. Elle est amoureuse de Souleiman (Ibrahima Traoré), ouvrier sur un chantier et sans salaire depuis des mois. Sa vie bascule le jour où Souleiman lui annonce son souhait de quitter le Sénégal par la mer, à la recherche d’un hypothétique meilleur avenir en Europe.

La jeune protagoniste, alors plongée dans une attente angoissante, doit épouser un autre homme, et se retrouve au bout de quelques jours au cœur de phénomènes étranges et inexpliquées : un incendie lors de son mariage, des fièvres inexpliquées frappant les filles du quartier, tandis que certains affirment avoir vu Souleiman, alors parti en exil.

Un clin d’œil au mouvement « Y’en a marre »

Le film, dont les acteurs ont été trouvés par casting sauvage, parle aussi de la jeunesse sénégalaise, qui s’était soulevée en 2011-2012 avec le mouvement « Y en a marre« . « J’ai eu envie que mon film porte ces deux dynamiques à la fois, que soit évoquée cette jeunesse disparue en mer mais aussi celle qui s’insurge, mais à travers le parcours d’une jeune femme » qui « s’éveille à une nouvelle dimension d’elle-même », souligne la réalisatrice.

En salle depuis le 16 mai dernier. Découvrez ci-dessous un extrait original du film (sous-titré en anglais) :