Martin Luther King multiplie les actions non-violentes, à Albany ou Birmingham et lutte en permanence dans un climat de violences et d’arrestations. Il contribue grandement à la reconnaissance de la ségrégation, au niveau national et international. Des voix s’élèvent pour comparer le Sud des Etats-Unis à l’Apartheid en Afrique du Sud et le Président John Fitzgerald Kennedy lui apporte son soutien. Ce dernier le sortira à plusieurs reprises de prison et les hommes dialoguent, afin notamment de trouver un équilibre entre les revendications et la paix civile.
La Marche sur Washington, le 28 août 1963, voit 250.000 personnes défilées dans les rues, un record pour la ville.
Martin Luther King prononce alors le célèbre discours « I have a dream » (j’ai un rêve), déclarant son espoir de voir un jour une Amérique fraternelle. Il est toujours considéré à ce jour comme l’un des meilleurs discours de l’histoire américaine.

En 1964, Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la Paix, pour son combat sans violence contre les préjudices raciaux aux Etats-Unis, qu’il n’abandonnera jamais.

A partir de 1965 il exprime ses doutes publiquement quant à l’intervention américaine au Viet Nam, que les Etats-Unis « occupent comme une colonie américaine ». Il qualifie le gouvernement américain de « plus grand fournisseur de violence dans le monde aujourd’hui ». Son discours est très mal reçu et il perd ainsi de nombreux soutiens importants, dont des médias.

Le pasteur étend son action à la lutte contre la pauvreté et lance la « campagne des pauvres », concernant toutes les personnes en difficultés, qu’elles soient noires ou blanches. Lors d’un déplacement à Memphis pour soutenir les éboueurs noirs, il est assassiné sur son balcon, le 4 avril 1968. Son assassinat déclenche une vague d’émeutes raciales, qui sera contenu par l’intervention de la Garde Nationale. Le Président Johnson déclare un jour de deuil national, le premier pour un noir américain. James Earl Ray est arrêté et condamné pour le meurtre, mais des soupçons de conspiration planent et le rôle de l’Etat dans ce meurtre est mis en doute.

Martin Luther King demeure à ce jour un exemple de lutte non-violente et contre les inégalités, aux côtés de Nelson Mandela ou Gandhi.