Il y a 56 ans (28 Août 1963), Martin Luther King prononçait son plus célèbre discours, « J’ai un rêve ».
Retour sur l’une des plus importantes figures de la lutte pour les droits des Afro-américains.

Né à Atlanta (Géorgie) en 1929, Martin Luther King est un pasteur afro-américain, militant sans violence pour le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis des Noirs américains, œuvrant pour la paix et contre la pauvreté.

Il est le fils d’un pasteur baptiste et sa mère est organiste dans une église, il grandit donc dans la religion. La Géorgie est un état ségrégationniste à l’époque, il subit donc de plein fouet la discrimination, sa première « expérience » étant à 6 ans, quand il dût arrêter de jouer avec d’autres enfants blancs.

Il fait ses études au Morehouse College, université réservée aux garçons noirs et obtient sa Licence en Arts, avant d’obtenir une licence en théologie à Chester. Il poursuivre l’étude de la théologie jusqu’à obtenir son doctorat, à l’Université de Boston en 1955. Il est également particulièrement influencé par les œuvres de Karl Marx et Gandhi, qui formeront son socialisme et son engagement pour la lutte non-violente.

Il arrive à Montgomery (Alabama) en 1954, dans une situation de violence généralisée contre les noirs. Après l’arrestation de Rosa Parks pour avoir refusé de laisser sa place à un blanc dans le bus, il organise le boycott des bus de Montgomery. Il est soutenu par la communauté afro-américaine qui organise des covoiturages pour aller travailler, ou marche, parfois jusqu’à 30km. Durant le boycott, Martin Luther King sera arrêté, agressé et sa maison brûlée lors d’une attaque à la bombe incendiaire, mais le pasteur et sa communauté ne recule pas, et le 21 décembre 1956, la Cour Suprême déclare illégale la ségrégation dans les bus, restaurants, écoles et lieux publics.

Un an plus tard il créé la Southern Christian Leadership Confence (Conférence des dirigeants Chrétiens du Sud) dont il devient président. Il le restera jusqu’à sa mort.
Via l’Eglise, le SCLC organise des protestations pacifiques pour faire progresser les droits civiques des noirs américains.

En 1958 il expose son point de vue sur la ségrégation raciale, sur l’inégalité et la haine que cela engendre dans le livre « la marche vers la liberté ». Multipliant les marches non-violentes, réclamant le droit de vote des Afro-américains, la déségrégation ou le droit du travail, il utilise les médias pour montrer la vie des Noirs vivant dans le Sud et gagne la sympathie de l’opinion publique, faisant du mouvement des droits civiques le sujet le plus important aux Etats Unis dans les années 60.