Le verdict est tombé le 16 août à dernier à Bamako, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta est réélu avec 67% des voix.
Bien qu’elle n’ait que peu mobilisé, l’élection est pourtant cruciale au Mali, où le Président devra s’efforcer d’améliorer la sécurité, entre menaces terroristes et rébellion touareg, ainsi que de relancer l’économie.

Les résultats de l’élection sont remis en cause par l’autre candidat, Soumaïla Cissé, ancien ministre des finances. Si ce dernier avait reconnu rapidement sa défaite lors la précédente élection en 2013, il dénonce aujourd’hui une « mascarade, fruit pourri d’une fraude honteuse ». Il estime avoir remporté l’élection avec 51,75% des voix, selon ses calculs. Un recours a été déposé auprès de la Cour Constitutionnelle, mais sans grand espoir pour Soumaïla Cissé qui doute de l’impartialité de l’institution.

Des manifestations de soutien à l’ancien ministre ont lieu à Bamako depuis jeudi mais s’interrompront pour fêter la Tabaski le 22 août. Reste à savoir si celles-ci reprendront après le jour férié, sachant que le Président actuel a déjà été félicité par Emmanuel Macron et les Nations Unies. De plus si le résultat est confirmé par la Cour Constitutionnelle, l’opposition n’aura plus de légitimité et d’appui pour poursuivre ces rassemblements.