Aujourd’hui, l’Afrique représente 15% de la production mondiale de thé.

Les premiers champs ont fait leur apparition à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion des colons anglais qui veulent avoir une production locale pour leur consommation personnelle. Plus tard, les allemands commencent la culture du thé sur les flancs du Mont Cameroun et en Tanzanie.

Pour s’épanouir, le thé a besoin d’un climat humide et peut également pousser à une altitude comprise entre 1500 et 2500 mètres.

Au Kenya, le thé représente une source de devises conséquente.  Il est le premier producteur d’Afrique et se classe troisième au plan mondial,  derrière la Chine et l’Inde avec 300 000 tonnes par an. 275 000 exploitants travaillent sur 150 000 hectares. Il faut noter qu’une centaine de producteurs se partagent les 2/3 de cette superficie. Le pays produit une majorité de thé noir et seulement 10% de thé vert. Cette tendance pourrait s’inverser devant l’explosion de la demande de thé vert dans le monde.

Derrière le Kenya, on trouve le Malawi qui bénéficie de conditions climatiques idéales, ce qui lui permet d’atteindre 40 000 tonnes annuelles.

Parmi les autres pays producteurs, l’Afrique du Sud a été l’un des premiers pays à cultiver le thé en Afrique : elle consomme la majeure partie de sa production de 12 000 tonnes/an.

A contrario, les 28 000 tonnes venant de Tanzanie sont presque toutes destinées à l’exportation. Le Cameroun est un pays précurseur avec un climat particulièrement propice, mais pour le moment, la quantité reste faible.

Le Rwanda et le Burundi, malgré une toute petite production,  parviennent à exploiter des thés particulièrement remarquables et très recherchés.

D’après un rapport de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture, la demande et la production vont fortement augmenter d’ici à une dizaine d’années : cette hausse profitera aux exploitants africains, bénéficiant d’un marché de plus en plus dynamique.