Le gouvernement québécois a décidé d’assouplir les conditions d’obtention d’un permis de résidence afin de retenir les étudiants étrangers diplômés des grandes universités québécoises.

Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants du Maghreb et d’Afrique Subsaharienne, viennent poursuivre leurs études dans les Universités de Laval, Montréal et Québec, ou McGill et Concordia pour les anglophones. Ces établissements dont la réputation n’est plus à faire, coûtent plusieurs dizaines de milliers de dollars par an et seuls les enfants issus de familles privilégiées peuvent y accéder.

A la fin de leur cursus, les étudiants sont confrontés à un choix de vie : tenter une carrière au Canada ou revenir dans leur pays d’origine.

Ceux qui rentrent mettent en avant les perspectives d’avenir intéressantes en Afrique et sont soucieux d’être utiles à leur pays.

Les étudiants qui souhaitent travailler et s’installer au Canada se retrouvaient, quant à eux, face à un véritable casse-tête administratif qui en décourageait plus d’un.

Mais depuis 2015, les autorités québécoises ont simplifié les procédures et ont raccourci les délais d’obtention de permis de résidence permanente pour les étudiants étrangers.

Leur ambition est de les convaincre de rester pour combler un manque de main d’oeuvre dans certains secteurs mais aussi de resserrer les liens avec leur pays d’origine.