Marginal à l’échelle mondiale, l’élevage de dromadaires représente une ressource inestimable pour les régions désertiques. Avec des sécheresses de plus en plus sévères, on assiste à un regain d’intérêt pour cette espèce qui permet d’y maintenir une activité rurale.

Les dromadaires ont été domestiqués pour la première fois, il y a 5000 ans dans la péninsule arabique.

Il peut vivre une vingtaine d’années et les scientifiques ont dénombré 51 races principales.  Animal de bât, de trait et de selle, on l’utilise également pour le lait, la viande, le cuir, la laine et le fumier. Au Maroc, c’est l’un des animaux les plus commercialisés.

Son lait, particulièrement riche en protéines, a également des vertus détoxifiantes dues à des bactéries capables d’absorber les métaux lourds. Sa viande est de plus en plus populaire : on en produit 300 000 tonnes dans le monde et certains cuisiniers tentent de la rendre encore plus attractive en proposant des recettes de camelburger !

Animal intelligent, il faut un an à un an et demi pour dresser un dromadaire : il sera ensuite capable de répondre à l’appel de son maître, de baraquer seul avec une sollicitation de la voix (se mettre en position accroupie permettant au chamelier de monter), de suivre une direction, de marcher sur les genoux à la demande, de lever une patte, de sauter un obstacle ou même de danser en rythme et de reconnaître l’heure de la friandise. Il parvient également à flairer l’eau et les pâturages à des kilomètres à la ronde.

Au fil du temps, les dromadaires ont servi aux caravaniers, aux guerriers, aux agriculteurs, aux sportifs à travers les très populaires courses et aux touristes.