Le Rwanda, pays des 1000 collines, vise à développer depuis quelques années un tourisme haut de gamme conjuguant luxe, nature et sécurité.

Ce petit pays de 26338 km2, 25 ans après le génocide, veut concurrencer les parcs nationaux du Kenya, de Tanzanie ou d’Afrique du Sud en matière de safaris et il semble bien réussir son pari.

Le gouvernement a passé un contrat de trois ans avec le club de football d’Arsenal, en Angleterre, pour un montant de 30 millions d’euros, afin de promouvoir la destination. Un partenariat avec le groupe chinois Alibaba a été instauré dans le but de capter une partie des touristes chinois.

La protection de l’environnement est également une priorité politique et pour cette raison, le pays se refuse à investir dans le tourisme de masse.

En 2018, les activités touristiques ont augmenté de 42% avec 1,7 millions de visiteurs.

Les infrastructures se sont développées : les routes sont en bon  état et ONU Habitat a classé Kigali, ville la plus propre d’Afrique. De nombreux lodges et hôtels de luxe ont été construits essentiellement à proximité du parc national des volcans.

Les touristes peuvent  y admirer zèbres, girafes, éléphants, mais aussi des espèces qui avaient disparu des parcs nationaux : ainsi les rhinocéros noirs, en provenance d’Afrique du Sud, ont été réintroduits dans la  réserve.

Mais l’atout majeur reste la rencontre avec le gorille des montagnes : cet animal vit seulement au Rwanda, en Ouganda ou en République Démocratique du Congo. Leur observation dans leur habitat naturel coûte 1300 euros pour une heure, et 35 000 touristes ont pu profiter de cet instant magique l’année dernière. Si le prix a doublé, la fréquentation reste toujours aussi élevée.

Aujourd’hui 130 000 personnes vivent du tourisme au Rwanda et cette activité économique est devenue la première source de devises du pays.