Le mont Cameroun, surnommé le char des Dieux, culmine à 4100 mètres d’altitude, ce qui en fait le dixième sommet africain. Il est situé dans le sud-ouest du Cameroun, non loin de la côte Atlantique. Ce volcan est le plus actif d’Afrique de l’ouest avec neuf éruptions au XXème siècle. La dernière date de 1999 : les coulées de lave ont occasionné des dégâts dans les cultures ou sur les routes, mais fort heureusement n’ont jamais fait de victimes grâce à des évacuations préventives.

Les pentes du mont Cameroun sont habitées par les Bakwéris, ethnie Bantoue,  qui considèrent la montagne comme la demeure de leurs Dieux.

La pluviométrie est l’une des plus élevées d’Afrique avec un record de 14 655 mm en 1919 à Debundja. A partir de 3000 mètres d’altitude, la neige remplace la pluie et au sommet, la température peut descendre sous les 0°.

Le mont Cameroun attire également de nombreux touristes qui tentent d’atteindre son sommet, le Fako, avec son impressionnant cratère.

L’escalade commence dans la ville de Buaé et il faut deux jours pour gravir ses pentes et une journée pour redescendre. L’ascension s’effectue par des sentiers de randonnée : la meilleure période pour s’y rendre est l’hiver (décembre, janvier, février). Les sportifs traverseront de multiples paysages pour s’y rendre : plantations de banane, d’ananas, de café ou de cacao, puis la forêt équatoriale, avant de contempler un espace de steppe et se retrouver au sommet dans des paysages lunaires environnés de brume. Il est indispensable d’être accompagné d’un guide local et d’être doté d’une bonne forme physique et du sens de l’équilibre car les pentes sont abruptes.

Chaque année se tient en février la Course de l’espoir au départ de Buéa avec la participation d’une vingtaine de pays. Les meilleurs mettent environ 4h30 pour faire l’aller-retour !