Utilisé dans l’alimentation depuis plus de 10 000 ans, le mil est essentiellement consommé en Afrique et en Asie.

Dans le Sahel, cette céréale représente 30% de la production de ces pays, parmi eux, le Niger, le Nigéria, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Soudan et la Tanzanie. Le mil nourrit environ 100 millions de personnes dans les régions les plus arides de la planète.

Le mil apporte l’énergie nécessaire au fonctionnement du corps : il a une teneur intéressante en protéines, en fibres et en acides aminés. Par contre, il ne contient ni lipides, ni gluten, ce qui pourrait lui valoir des débouchés en Europe.

Pilé dans un mortier par les femmes dans un geste traditionnel, il est consommé sous forme de bouillie, de galette ou de semoule.

Très résistant à la sécheresse, le mil n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour se développer. Son cycle de croissance est assez court et son rendement est d’environ 1,5 tonne/hectare, ce qui est relativement faible, cela en raison d’une agriculture peu intensive.

Le génome du mil a été séquencé il y a quelques années, ce qui permettra de mieux comprendre l’adaptabilité de la plante a un environnement extrême. On aura sans doute alors la possibilité de créer des espèces hybrides.

Le mil pourrait donc jouer un rôle majeur dans l’agriculture du futur et pourrait devenir un enjeu essentiel dans le cadre du réchauffement climatique grâce à la mise en place de pratiques agro-écologiques. L’enjeu serait de nourrir une population qui ne cesse de croître tout en respectant la planète.