Aujourd’hui nous vous faisons découvrir Lago54, « la plateforme qui célèbre les meilleurs créateurs du continent africain ».

LAGO54 propose une sélection pointue de créateurs africains (ou d’origine africaine ou dont les produits sont « made in Africa »), dont certains ont déjà été remarqués lors de fashion-weeks internationales ou de concours de mode.

La sélection opérée par Emmanuelle Courreges, journaliste et fondatrice de LAGO54donne accès pour la première fois en France, à des pièces rares et fortes, en petites séries, réalisées dans des ateliers d’exception. Créativité, traditions textiles et matières premières africaines ont guidé cette première proposition.

Ils sont Ivoiriens, Nigérians, Ghanéens, Sénégalais, Sud-africains ou Camerounais et ont crée leur propre label ou atelier. Qu’ils soient couturiers, éditeurs de textiles, designers ou entrepreneurs dans l’univers de la beauté ou du lifestyle, tous participent à re-définir les contours esthétiques d’un continent, longtemps réduit – dans l’œil occidental- à des clichés surannés.

View this post on Instagram

Les robes tuniques de Iamisigo sont des pièces fortes et easy-going… Des robes en kente traditionnels du #ghana, des tissages tradi-trendy qui donnent une allure incroyable. Et des robes féministes, en hommage à la dernière Reine de l'ex-Empire Ashanti (actuel Ghana), une audacieuse qui n'hésita pas à prendre la tête d'une armée d'amazones pour sauver son pays… Une histoire à retrouver en page MAGAZINE du site , dans l'interview de la créatrice Bubu Ogisi. #mode #womab #fashion #style #allure #kente #wearafrican #feminist #feministe #madeinafrica #madeinghana #nigeria #lagos #iamisigo #paris #gris #beauty #model #creativeafrica #africandesigner #africanfashion #africantalent #robe #dress #tunique

A post shared by LAGO54 (@lago54paris) on

Parce qu’un certain nombre d’éléments freine le rayonnement et le développement de ces marques en France, LAGO54 leur apporte le soutien qui leur manquait. Non seulement elle leur fait confiance, les distribue (en édition limitée et sur pre-order) mais LAGO54, via son agence, se fait aussi l’ambassadrice de cette nouvelle génération de talents auprès des acheteurs (professionnels) français. L’objectif? Trouver des boutiques, des concept-stores, des grands magasins pour accueillir cette jeune garde africaine.

Au delà de la commercialisation de leurs créations, LAGO 54 place les cultures africaines au centre de son projet: à travers son blog -des interviews, des décryptages, des images-, LAGO54 entends communiquer autrement sur des savoir-faire artisanaux, des traditions textiles, des inspirations culturelles propres au Continent africain et participer à leur valorisation, leur pérennisation, voire à leur (re) découverte. Susciter le désir et la curiosité, changer les regards, telle est l’ambition de cette plateforme pas comme les autres.

A l’origine de cette belle initiative : Emmanuelle Courreges. Journaliste indépendante, elle écrit pour Elle, L’Express Styles, Grazia, Marie-Claire, Vogue Paris, Vogue Italia et bien d’autres. Elle aborde principalement la mode africaine et ses nouveaux talents, et couvre également des évènements tels que la Lagos Fashion Week.

Emmanuelle Courreges est née en Afrique, où elle a passé presque vingt ans, entre le Cameroun, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Grâce à sa famille (son père dirige plusieurs Centres Culturels Français), elle voyage dans plus de 20 pays d’Afrique (Niger, Mali, Kenya, Mauritanie, Ethiopie, Ghana, etc…). Elle grandit dans le sillage de très nombreux créateurs de mode, peintres, designers, écrivains, musiciens ou chorégraphes ouest-africains. Parmi eux, le plus emblématique créateur de mode ouest-africain des années 80, le malien Chris Seydou. Avec sa mère et Chris, ils parcourent les marchés, caressent ensemble les kente, les kitas, les bazins, les bogolans, les Faso dan fani ou les velours du Kassaï.

Avant d’accueillir de nombreux artistes de renommée internationale, c’est aux artisanats du nord de la Côte d’Ivoire -et en particulier aux tisserands de Waraniéné – que son père consacre sa première exposition au CCF d’Abidjan – plaçant au même niveau les talents du monde et ceux des villages d’Afrique. Grâce à cette longue immersion dans les cultures traditionnelles et contemporaines africaines, Emmanuelle Courreges a acquis une connaissance intime des textiles africains de même qu’une connaissance de « terrain » des pratiques en cours dans les milieux de la mode africaine.