L’Agence Spatiale Egyptienne ambitionne d’envoyer l’un de ses ressortissants dans la station spatiale internationale à l’horizon 2026. Pour cela, elle va organiser un concours national qui débutera courant janvier. Les candidats devront posséder de solides connaissances scientifiques ainsi qu’une excellente forme physique. Après trois années de test, l’Agence sélectionnera deux d’entre eux qui partiront alors en Russie, partenaire de l’Egypte, afin de suivre un entraînement intensif.

Jusqu’à présent, aucun état d’Afrique n’a envoyé un homme (ou une femme) dans l’espace et l’Egypte compte bien être le premier pays à y parvenir. Seul le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth a été mis en orbite, mais il avait payé 20 millions de dollars pour vivre cette expérience qui n’avait rien de scientifique.

Si certains considèrent que l’espace n’est pas une priorité, l’exploration spatiale aura des conséquences bénéfiques, en matière d’économie, de politique ou de communication.

Plusieurs expériences ont déjà été tentées : en 1964 en Zambie, le professeur Edward Makuka Nkoloso entraîne une dizaine de jeunes aux conditions de vie en apesanteur. Son but : « partir sur Mars avec une femme astronaute, un chat et un missionnaire ». L’aventure tournera court, mais laissera le terme crée à cette occasion d’ « afronaute ».

Le Nigéria affiche également ses ambitions et espère envoyer un de ces concitoyens dans l’espace d’ici 2030.

L’Afrique est donc de plus en plus investie dans la recherche spatiale : sur les 31 satellites africains lancés depuis 1998, 40% l’ont été ces trois dernières années.

Début 2019, l’Union Africaine a vu la création de l’Agence Spatiale Africaine, basée au Caire : elle aura pour mission d’étendre les réseaux de communication, d’établir une cartographie très précise qui permettra entre autre de lutter contre la sécheresse et bien sur, de collecter des informations militaires.