A quelques semaines de l’ouverture de la COP 25 à Madrid, les auteurs du rapport « Perspectives économiques de l’Afrique », commandé par l’Agence Internationale de l’Energie, estiment que « la façon dont l’Afrique parviendra à satisfaire ses besoins énergétiques est cruciale pour l’avenir du continent et du monde ».

A  l’heure actuelle, la consommation électrique de l’Afrique subsaharienne est à peine supérieure à celle de l’Espagne. La moitié de la population ne dispose pas d’électricité et les 2/3 des habitants dépendent du charbon de bois pour cuisiner, ce qui met à mal la biodiversité et entraîne une déforestation importante.

Les données démographiques laissent apparaître qu’une naissance sur deux se produit en Afrique : d’ici 2025, la population du continent devrait être supérieure à celle de la Chine et de l’Inde. L’augmentation de la population entraînera donc une demande accrue en matière d’énergie, de transports, d’industrie et d’infrastructures et représentent des enjeux majeurs pour les états.

Si les résultats à l’échelle du continent restent disparates, de gros progrès ont été fournis : 20 millions de personnes supplémentaires ont accès à l’électricité chaque année soit deux fois plus qu’il y a dix ans.

Les raisons d’être optimistes sont nombreuses : le Kenya a multiplié par 3 son taux d’accès à l’électricité. D’importants gisements gaziers ont été découverts au Mozambique, au Sénégal et en Mauritanie, La République du Congo dispose de 70% de la production mondiale de cobalt, indispensable à la réalisation des batteries. L’Afrique du Sud, quant à elle produit 70% du platine nécessaire à l’élaboration des piles à combustibles à hydrogène.

Ces ressources entraîneront des revenus considérables pour ces états. L’Afrique dispose d’abondantes ressources en énergies renouvelables, ce qui lui permet d’envisager l’avenir avec sérénité.