Alors que la Coupe d’Afrique des Nations bat son plein en Egypte, et que le premier huitième de finale s’apprête à être disputé aujourd’hui entre le Maroc et le Bénin, retour sur les quelques nouveautés de cette Coupe du Monde, et notamment sur la VAR, qui sera utilisée dès les quarts de finale.

La VAR comme principale inquiétude

Le Video Assistant Referee, plus couramment appelé VAR, fait polémique depuis plusieurs années dans le football. On se souvient notamment du rôle qu’elle a joué lors de la finale de la Coupe du Monde 2018, en faveur de la France. Si elle devait à l’origine être utilisée à partir des demi-finales, le scandale de la finale retour de la C1 entre l’Espérance de Tunis et le Wyad Casablanca, ou une panne de la VAR a empêché les Marocains de se voir accorder un but jugé hors-jeu, a changé l’avis de la CAF. Le match sera d’ailleurs rejoué. Ce scandale avait entaché l’image de la CAF et du football africain en général, et la fédération espère éviter tout scandale durant cette compétition

Une édition pleine de renouveau

La VAR est un des nombreux changements opérés pour cette édition 2019. La fait de jouer en été est également une nouveauté, motivée par les nombreux forfaits de joueurs de championnats européens quand la compétition se déroulait en hiver. Cela pose néanmoins un problème de climat : la température égyptienne peut monter jusqu’à 40°, ce qui a rendu certains matchs comme Maroc-Namibie laborieux, et a même causé le malaise du nigérian Samuel Kalu. Une autre nouveauté est le nombre d’équipes participant à cette édition. On passe cette année de 16 à 24 équipes, et plusieurs « petites » sélections comme le Burundi ou Madagascar sont de la partie. Des inquiétudes ont été émises par rapport au niveau général de la compétition, mais la CAN, c’est aussi des surprises, à l’instar de la victoire de la Zambie face à des Ivoiriens ultra-favoris en 2012. Cette année, c’est Madagascar qui fait sensation en se qualifiant pour les huitièmes de finale en devançant le Nigéria dans son groupe.

Cette CAN n’est pas une compétition comme les autres, et ces changements, parfois expérimentaux, marqueront l’histoire du football africain. La VAR, un vrai sujet de débat au niveau mondial, et sans doute le plus crucial. Mais, sachant que le développement technologique de l’Afrique est indéniable, ne serait-il pas logique que notre compétition fasse une utilisation sage de cette innovation ?