La musique Gnaoua a été inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO le 12 décembre dernier. Cette tradition marocaine a été créée par les descendants d’anciens esclaves venus d’Afrique subsaharienne.

Cet art associe des rituels africains et le culte des saints vénérés par la population locale, il est « un ensemble de productions musicales, de performances, de pratiques confrériques et de rituels à vocation thérapeutique où le profane se mêle au sacré ».

Parés de costumes très colorés, les musiciens jouent du guembri, sorte de luth tambour et s’accompagnent de castagnettes en acier, les qraqabs.

Cette tradition remonte au XVI° siècle et représente l’une des multiples facettes de la culture marocaine, mélange de pratiques africaines ancestrales, d’influences arabo-musulmane et de culture berbère.

Depuis 1997, un festival gnaoua se tient à Essaouira. D’abord assez confidentiel, il attire un public de plus en plus nombreux. De grands noms du jazz tels Pat Metheny, Didier Lockwood ou encore Marcus Miller s’y sont produits, jouant avec les célèbres maalem, les maîtres de la musique gnaoua, provoquant ainsi un métissage culturel unique au monde.

Les villes et villages marocains voient le nombre de groupes augmenter : ils forment des associations et organisent de nombreux événements dans tout le pays, ce qui permet à la jeunesse de découvrir et d’apprécier cette culture ancestrale.