Nous sommes le 6 mars, et le couple présidentiel français sort du Théâtre Antoine, montrant ainsi que « malgré le coronavirus, la vie continue et qu’il ne faut pas modifier les habitudes de sorties, en suivant les règles d’hygiène. » 11 jours plus tard, la France est en confinement, les commerces ont baissé leurs rideaux, les concerts sont déjà un lointain souvenir et se promener main dans la main le long des quais de Seine tout en profitant du printemps naissant est sanctionnable d’une amende.

L’Afrique, longtemps épargnée par le virus, est désormais également touchée par le Covid-19, retour sur cette folle période et les bonnes pratiques à adopter.

Tout d’abord commençons par un rappel des gestes simples à adopter pour préserver sa santé et celles de vos proches :

  • Se laver les mains très régulièrement
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
  • Eviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts.

Les Coronavirus sont une famille de virus que nous connaissons déjà depuis des années, provoquant des pathologies bégnines comme le rhume, ou plus sévère comme le SRAS. Ils s’attaquent principalement au système pulmonaire et se transmettent par l’émission de gouttelettes, projetées lors de toux ou d’éternuements par exemple. Le virus peut également survivre plusieurs heures sur différente surfaces et dans l’air. Le Covid-19 est un nouveau type de Coronavirus, ce qui explique le manque de réponse au niveau médical : il n’existe pas encore de traitements pour soigner la maladie ou l’éviter complètement (vaccin). Apparu en Chine, il est désormais présent dans 137 pays, justifiant la classification pandémique attribuée par l’OMS. Il se manifeste par des symptômes grippaux : fièvre, courbatures et des difficultés respiratoires. Les personnes infectées peuvent mettre jusqu’à 14 jours pour présenter des symptômes, mais sont contagieuses pendant cette période, ce qui rend la propagation d’autant plus rapide.

Face à la multiplication du nombre de cas, l’Etat français a mis en place un confinement, tout comme l’Italie ou l’Espagne, qui a débuté le mardi 17 mars à midi pour quinze jours minimum. Ainsi Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

  • Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
  • Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
  • Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
  • Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
  • Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement.

En Afrique, l’épidémie a commencé plus tard mais le continent n’est pas épargné. Pour limiter la propagation, bon nombre de pays ont d’ores et déjà fermé frontières et aéroports.
Au 18 mars, on compte 453 cas confirmés, répartis entre 30 pays. Pour l’instant l’Afrique du Nord concentre le plus de malades, notamment en Egypte et en Algérie. L’Afrique du Sud recense 62 cas, l’Afrique de l’Est compte 23 cas, principalement en Ethiopie et au Kenya. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal compte le plus de malades avec 27 cas. En plus de limiter les contacts avec l’extérieur, les pays africains ont également décidé de fermer les écoles, de la maternelle à l’université, pour limiter la propagation du virus en interne. Certains rassemblements religieux ont également été annulé, comme au Sénégal, et les grands rassemblements, qu’ils soient culturels ou religieux ont été annulés ou reportés.

En tant que citoyens, nous avons parfois l’impression d’être spectateurs de l’avancée de l’épidémie et des mesures prises par les gouvernements. Mais il n’en ait rien, chacun de nous à un rôle crucial à jouer en respectant autant que possible le confinement et limitant ainsi la propagation de la maladie. Si le taux de létalité est en dessous de 3%, un trop grand nombre de malades affectera la capacité de prise en charge des hôpitaux, augmentant ainsi dramatiquement le nombre de décès, faute de soins.

Alors sauvez des vies, restez chez vous !