On se déhanche en écoutant la radio dans la cuisine, en boite de nuit, en soirée avec des amis, ou seul dans sa chambre. Quand les émotions nous dépassent et les mots ne suffisent peu, on peut toujours s’exprimer avec les mouvements de son corps. En Afrique, la danse occupe une place de choix. Elle a un vrai rôle social, et elle exprime physiquement les relations entre les individus.

Alors qu’en Occident, les danses de salon sont les plus répandues, les danses en groupe prédominent en Afrique, et prennent beaucoup de formes différentes. Le rôle de chacun dépend du sexe et de l’âge, mais tout le monde y participe. Les mouvements sont polyrythmiques : certaines parties du corps sont mises à part et dirigées par d’autres. Des pas et des sauts s’ajoutent aux grands balancements des bras.

Le rythme des danses africaines possède plusieurs niveaux qui se séparent et se superposent en même temps, ce qui crée leur unité. Cette superposition de percussions, qui donne le rythme de la danse et capture l’ambiance d’une situation donnée, est une des principales caractéristiques des danses africaines. Le rythme ne provient pas que de tambours comme le djembé, mais aussi d’instruments à percussion en pierre par exemple. Ensemble, tous ces instruments forment un ensemble musical des plus développés. Un dernier instrument est indispensable, même s’il ne peut pas être vu ou touché : la voix. Elle accompagne la danse et guide les différents mouvements du corps.

La danse est un art pleinement intégré à l’identité africaine, qui s’est même répandu en dehors des limites physiques du continent. Aux Etats-Unis et au Canada, la diaspora africaine est particulièrement active dans la perpétuation de cette tradition. Elle y a fondé la KanKouran West African Dance Company, qui transmet à tous la connaissance des danses africaines pour qu’un public plus large puisse apprendre à les apprécier à leur juste valeur.

 

(Traduit de l’allemand depuis Afrika Portal)