Félicité est chanteuse et travaille tous les soirs dans un bar de Kinshasa. Cette femme au milieu de sa vie, fière et indépendante, dès qu’elle chante, semble oublier le monde qui l’entoure. Ce sont des nuits enivrantes, car la musique de Félicité hypnotise et émeut son public. Lorsque son fils est hospitalisé suite à un accident grave et qu’il a urgemment besoin d’une intervention chirurgicale, Félicité tente de réunir les fonds nécessaires. Elle se lance dans un voyage haletant à travers la métropole congolaise entre pauvreté et richesse décadente. Elle reçoit le soutien de Tabu, l’un des habitués du bar, c’est lui qui enlève le fils de Félicité de la léthargie après son retour de l’hôpital et le ramène à la vie. Les circonstances ont fait de ces trois personnes différentes une communauté du destin. L’appartement stérile de Félicité avec le réfrigérateur cassé en permanence devient un lieu utopique dans un pays qui ne laisse aucun espoir à la plupart de ses habitants

Ce film a fait sa première à la Berlinale 2017, et fait partie du concours officiel pour l’Ours d’Or. Le réalisateur Alain Gomis a ainsi remporté le Grand Jury du Silver Bear, décerné par le jury international de la Berlinale 2017. En plus d’une réalisation aussi touchante, l’interprète principale qui incarne Félicité (Véro Tshanda Beya Mputu) a aussi quelque chose à voir avec un film aussi convaincant dans son rôle d’une maman désespérée qui perd la majeure partie de son énergie en cherchant de l’argent pour payer les frais d’hospitalisation de son enfant.