Si le 100 mètres est la reine de courses, le marathon occupe sans aucun doute une place de choix dans le monde de l’athlétisme. Portail Afrique ! vous présente aujourd’hui un portrait de son meilleur athlète actuel, Eliud Kipchoge, un homme d’effort et de discipline qui fait honneur à cette épreuve.

Une reconversion pour atteindre le sommet

Né en 1984, il fait ses débuts professionnels en 2002 en se classant cinquième aux championnats du monde de cross-country à Dublin. Il enchaine ensuite les succès sur les courses 5000m et 3000m : il est plusieurs fois champion du monde, remporte plusieurs Finales Mondiales, et surtout, il s’adjuge plusieurs médailles olympiques : médaille de bronze à Athènes en 2004, argent à Pékin en 2008. Mais il se reconvertit dans une autre course, qui le rendra très célèbre: le marathon

Il remporte le semi-marathon de Barcelone en 2013 et 2014, ainsi que son premier marathon à Hambourg en 2013. Il enchaîne les victoires, par exemple à Londres, Berlin ou Chicago, avant de connaître la consécration en 2016 aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro : il remporte le titre olympique pour sa première participation en tant que marathonien. En 2018, il bat le record du monde par 78 secondes à Berlin en 2h 1min 39s. En avril dernier, il remporte le marathon de Londres, et établit la deuxième meilleure performance jamais vue sur ce type de course

Une homme de rigueur et de projets

Un athlète tel que Kipchoge doit forcément beaucoup à un entraînement rigoureux et intensif. Il suit au début de sa carrière un plan d’entrainement réalisé par son compatriote Patrick Sang, composé de courses plus ou moins longues et rapides étalées tout au long de la semaine. Encore aujourd’hui, à l’âge de 34 ans, il vit encore dans un camp d’athlètes ou il mène une vie exemplaire de sportif, à base d’entraînement, de lecture et de repos.

En 2017, il participe au projet Breaking2 de Nike, dont le but était de courir le marathon en dessous de 2h. Il court les 42,195 km en 2h 0mn 25s, mais ce record n’est pas homologué car l’athlète avait pu bénéficier d’aide pendant la course. Passer en dessous de la barre des 2h pour un marathon sera un des grands challenges sportifs et humains des décennies à venir. Si Kipchoge ne sera peut-être pas le grand champion qui y arrivera, on peut espérer que d’ici 30 ans, avec les progrès constants dans les techniques d’entrainement, un(e) champion(ne) réussira cette performance qui fait aujourd’hui tant rêver.