Duro Olowu est né à Lagos, d’un père nigérian et d’une mère jamaïcaine et a grandi entre le Nigéria, Londres et la Suisse : ce multiculturalisme imprègnera toute sa vie et sera déterminant pour son avenir.

S’il commence à dessiner ses premiers modèles à 6 ans, il poursuivra néanmoins des études de droit, obtiendra son diplôme à l’université de Canterbury et exercera quelques années au Nigéria. Mais sa passion pour l’art et la mode le rattrape, et il lance en 2004, une marque de vêtements à son nom, combinaisons novatrices de motifs et textiles s’inspirant de son passé international. Le succès est immédiat : sa robe « Duro » est élue robe de l’année par Vogue aux USA et en Grande Bretagne en 2005.

La même année, il reçoit le prix de nouveau designer de l’année aux British Fashion Awards : il est le premier créateur à remporter ce prix sans jamais avoir présenté de défilé.

Le succès se prolonge lorsqu’en 2009, il remporte le trophée du meilleur designer international lors des African Fashion Awards.

Ses modèles présentent un mélange inattendu de tissus et de textures. Leur coupe chic et soignée offre une combinaison décalée et harmonieuse, témoin d’un luxe moderne et intemporel.

En 2012, il s’associe avec la chaîne de magasins américaine JC Penney sous l’étiquette « Duro Olowu for JCP » et commercialise des vêtements, accessoires, papiers, articles ménagers…

Sa notoriété devient immense lorsque Michelle Obama, qui privilégie d’ordinaire les créateurs américains, fait appel à lui pour porter ses créations. Il décore également la Maison Blanche lors des fêtes de Noël 2015 avec des ours en peluche recouverts de tissus africains vintage.

Passionné par l’art, sa collection 2019 s’inspire de Françoise Gilot, compagne de Pablo Picasso. Parallèlement, il lance une ligne de maquillage en collaboration avec Estée Lauder : reprenant les imprimés de la marque, le packaging donne une allure « pop » aux produits. Leur égérie est le mannequin soudanais Anok Yai, idéal de la beauté de la femme noire.

De la mode à l’art, en passant par la culture et la vidéo, ce touche à tout s’emploie à créer des ponts d’un univers à l’autre, d’une culture à l’autre.