Quelques jours après le premier tour de l’élection présidentielle, les tunisiens ont appris le décès de leur ancien président Zine el-Abidine Ben Ali qui a occupé le pouvoir de 1987 à 2011.

Il est décédé à Djedda en Arabie Saoudite où il vivait en exil depuis quelques années.

Né en 1936, il est originaire d’une famille modeste. Après une scolarité moyenne, il s’engage dans le parti Néo-Destour et entre dans l’armée. Il obtiendra des diplômes à Saint Cyr et dans des instituts militaires américains.

En Tunisie, il dirige la sécurité nationale puis la sûreté nationale. Ecarté pendant quelques années, il est rappelé près des instances dirigeantes en 1984 . Le président Bourguiba le nomme ministre de la sûreté nationale puis ministre de l’intérieur en 1986. L’année suivante, Ben Ali écartera Bourguiba du pouvoir.

Les tunisiens espèrent alors le changement, mais après les élections législatives de 1989 et la percée du mouvement islamiste, Ben Ali restreint les libertés. Le multipartisme est interdit et la corruption se généralise. Ben Ali et sa famille parviennent à détourner ¼ des actifs tunisiens.

Malgré une croissance économique forte (entre 5 et 8 %), la pauvreté sévit toujours dans le pays.

En 2010, le célèbre « Printemps Arabe » oblige Ben Ali à quitter le pays le 11 janvier 2011 et se réfugie en Arabie Saoudite.

Plusieurs fois condamné par contumace, il ne reviendra jamais en Tunisie. Il devrait être enterré vendredi à Djedda.