Connaissez-vous le ngembo ? En lingala, langue parlée dans les deux Congo, c’est le nom qui désigne le bouillon de chauve-souris.

Dans certains quartiers de Brazzaville, on apprécie particulièrement ce plat. La recette est toute simple : il faut couper les ailes de la chauve-souris et brûler ses poils. Ensuite, on la nettoie à l’eau tiède. Après l’avoir coupée en deux, on la fait revenir dans une marmite dans un peu d’huile, du sel, du poivre et du basilic. On ajoute de l’eau et on laisse mijoter une heure. Le bouillon se déguste avec du manioc.

On trouve la chauve-souris dans les marchés entre 1500 et 2000 francs CFA (soit 2 euros), ce qui constitue une source de protéines particulièrement bon marché.

Néanmoins, les nutritionnistes et les médecins tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années et dénoncent sa consommation. En effet, la chauve-souris peut conserver dans son organisme de nombreux virus et en particulier le redoutable virus Ebola.

Ces deux écoles s’affrontent, entre habitudes alimentaires solidement ancrées et risques sanitaires majeurs.