La conférence de Nairobi sur la contraception s’est tenue du 12 au 14 novembre à l’initiative du Fonds des Nations Unies pour la Population. Elle a réuni plus de 170 pays et 10 000 participants parmi lesquels des ministres, parlementaires, organisations de jeunes et de femmes, représentants religieux…

De nombreux témoignages de femmes racontant leurs grossesses non désirées, les mariages forcés ou les violences sexuelles ont émaillé les débats.

Si beaucoup reste à faire, on constate néanmoins la progression de l’accès à la contraception dans le monde.

En Afrique de l’Est et Australe, elle atteint 7% contre 2% en Afrique de l’Ouest.

Le taux de mortalité lors d’un accouchement enregistre quant à lui, une baisse de 45% entre 1994 et 2015, et le pourcentage de mariages de mineures est passé lui de 34 à 25% pour la même période.

Ces chiffres encourageants ne peuvent faire oublier que 800 femmes meurent chaque jour lors d’un accouchement, 33 000 sont mariées avant 18 ans et 4 millions subissent des mutilations sexuelles.

Le rôle du planning familial se révèle donc déterminant. Grâce à son action, 53 millions de femmes supplémentaires ont eu accès à la contraception depuis 2012.

Pour Benoit Kalasa, représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population, « le planning familial est un droit de base ». Il permet aux femmes d’organiser leur vie, de rester à l’école plus longtemps et de planifier leurs grossesses ce qui leur permettra de travailler et de favoriser leur niveau de vie.

Malgré les difficultés culturelles et religieuses, les gouvernements s’engagent de plus en plus à intégrer le planning familial dans les politiques de santé.