Le paludisme est la principale cause de décès en Ouganda, les femmes et les enfants en sont les premières victimes. Les tests sanguins afin d’établir un diagnostic sont chers et prennent du temps.

Après avoir attrapé le paludisme et manqué plusieurs cours importants à l’Université, l’ingénieur en logiciel Brian Gitta était déterminé à bousculer le processus de diagnostic. Avec l’aide de six étudiants, qui avaient aussi eu le palu plusieurs fois, il a développé une nouvelle technologie permettant d’identifier la maladie précisément et rapidement sans avoir à prélever du sang.

La technologie s’appelle Matibabu et teste le patient avec une pince sur son doigt. Celle-ci projette des infrarouges à travers la peau et détecte les changements dans la forme, la couleur et la concentration des globules rouges, infectés par le paludisme.

Une personne infectée a des parasites dans son sang, qui respirent, se nourrissent et produisent des déchets qui sont magnétiques. L’aimant dans l’appareil détecte ces éléments magnétiques dans le sang et envoie le résultat à un ordinateur ou un smartphone.

Avec un taux de succès de 80%, la technologie ne sera pas utilisée seulement en Ouganda mais dans toute l’Afrique Subsaharienne. Dans cette zone, le paludisme est responsable de 90% des 400 000 morts chaque année. « Ce genre de test n’a pas besoin d’être fait par un médecin, mais le soutient des autorités médicales est essentiel à ce stade du projet. Le test Matibabu peut être fait par des individus, des centres de santé ou des docteurs » déclare Gitta. Ce dernier et son équipe espère que leur test deviendra un procédé standard avant toute opération, afin de réduire le risque d’infection en Ouganda.

L’innovation a été accueilli avec un grand intérêt et a déjà remporté le Prix de l’Autonomisation des Femmes des Nations Unies (UN Women’s Empowerment Award), ce qui a permis aux garçons de dépenser 12 000$ pour la recherche et le développement. Gitta et son équipe sont aussi nominés pour le Prix de l’Innovation en Ingénierie Africaine. Avec l’argent ils pourraient effectuer des essais cliniques et améliorer la précision des sponsors.

Les jeunes ingénieurs peuvent être fiers car avec leur innovation, ils peuvent aider les enfants et les femmes enceintes, selon les Nations Unies.