Boy Diola est le premier roman d’un jeune écrivain de 29 ans, Yancouba Diémé dans lequel il s’attache à rendre hommage à son père, immigré sénégalais en France.

L’histoire débute en Casamance où le héros, qui cultive des arachides, est confronté aux difficultés et à la misère. C’est le départ pour Dakar : il y multiplie les petits boulots et y gagne le surnom de « boy diola », nom mi-moqueur, mi-affectueux, donné aux villageois venus de Casamance pour travailler dans la capitale sénégalaise.

En 1969, il part pour la France et arrive à Marseille, puis s’installe à Aulnay-sous-Bois dans la banlieue parisienne. Il est embauché chez Citroën, puis connaît le licenciement, et la débrouille pour assurer la survie de sa famille.

Ce roman où se mêle humour et émotion, décrit un homme partagé entre deux mondes, deux cultures, entre la Casamance et les quartiers populaires d’Ile de France.

Yancoubé Diémé explique qu’il a commencé à écrire en raison du silence, des secrets, des non-dits et de la pudeur dont son père a fait preuve toute son existence et ainsi lui montrer son respect et son admiration pour son parcours de vie.

Ce témoignage sincère, sensible et drôle fait entendre la voix de ces immigrés invisibles, faisant preuve de dignité et de courage.

Le roman emploie une langue dynamique et irrésistible, pleine de force et de poésie,et décrit merveilleusement le déracinement et l’appartenance à deux mondes. Il est disponible aux éditions Flammarion.