A l’occasion de la Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage, la mairie de Bordeaux a dévoilé six plaques explicatives et une sculpture mémorielle, le 2 décembre 2019.

Une statue en forme d’arbre, réalisée par l’artiste réunionnaise Sandrine Plante-Rougeol, elle-même descendante d’esclaves, a été inaugurée par le maire Nicolas Florian.

Elle comporte trois branches qui symbolisent le commerce triangulaire : à chaque extrémité pendent trois cerclages de tonneaux de vin. A l’intérieur de chacun, trois visages d’homme les yeux bandés, évoquant leur perte d’identité,la peur et l’abandon.

Six plaques seront installées dans les rues et porteront les noms des bordelais négriers afin d’expliquer leur parcours.

La ville de Bordeaux est l’un des membres fondateurs de la récente Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Elle fut l’une des villes françaises où le commerce des esclaves fut le plus important : jusqu’à 150 000 esclaves déportés par des armateurs entre le XVII et le XIXème siècles.

Le Musée d’Aquitaine renferme des salles consacrées à l’esclavage et la traite négrière, ce qui a permis à Bordeaux de travailler sur la mémoire de ce passé.