Bombardier, nom d’arène de Serigne Ousmane Dia, est né le 1er octobre 1976 à M’bour au Sénégal. Il est surnommé aussi B52. C’est un lutteur sénégalais tête de file de l’écurie Mbour1. Il a détenu le titre de roi des arènes a deux reprises. Du 25 décembre 2002, après sa victoire contre Tyson au 28 mars 2004 avant sa defaite contre Yekini. Et du 8 juin 2014 après sa victoire contre Balla Gaye 2 au 28 juillet 2018 avant sa défaite contre Eumeu Séne.

Bombardier est d’abord pêcheur et fréquente le quai de pêche de Mbour. De retour en mer, ils organisaient des séances de lutte sur la berge et c’est à ce moment qu’il attrape le virus. Étant un véritable colosse et possédant une grande technique, il fut repéré et engagé dans les mbapatts (séances de lutte sans frappe organisées dans les quartiers ou dans les villages) où il fit fureur en battant tous les lutteurs croisés sur son chemin. Voyant qu’il peut devenir champion, son manager Yery Diakhaté lui conseille d’entrer dans l’arène pour la lutte avec frappe. Il y connait une ascension fulgurante en battant tous les lutteurs de sa génération. Ce qui lui permettra d’affronter Tyson, qui est alors le champion incontesté de l’arène. Il le vaincra par K.O le 25 décembre 2002. Après sa victoire sa carrière est en dents de scie, alliant victoires et contreperformances, il perd contre le roi des arènes Yékini le 2 janvier 2011 et bat Baboye le 8 juin 2013.

Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0

Bombardier est physiquement monstrueux avec son mètre 98 pour 150 kilos.
À 26 ans, il touchait les étoiles et entrait avec fracas dans la légende de la lutte sénégalaise. Il perd ensuite son titre face à Yékini en 2004. Il enchaîne ensuite 10 années de hauts et de bas avant de revenir plus fort.

En 2014, 10 ans après la perte de son titre, Bombardier devient le premier lutteur de l’histoire à redevenir le Roi des Arènes. Il s’offre le 8 juin 2014, celui qui a dépossédé Yékini de son titre : Balla Gaye 2. Balla Gaye 2 était pourtant une véritable terreur à l’époque.

Peu connue en France, la lutte sénégalaise est autant sinon plus populaire que le football au Sénégal. On parle de combattants capables de remplir des stades et qui sont grassement payés pour leur combat. Ainsi, hors sponsors et autres bonus, Bombardier gagne entre 80 et 100 millions de Francs CFA par combat. Des sommes se situant entre 122 000 et 152 000 euros !