Les ateliers de la pensée viennent de se tenir à Dakar à l’initiative de deux chercheurs : Achille Mbembe et Felwine Sall.

En trois ans, ils sont devenus l’événement le plus important de la vie intellectuelle en Afrique francophone, devant un public toujours plus nombreux. Le thème de cette année était centré sur « le basculement des mondes et les pratiques de dévulnérabilisation » et les participants ont pu prendre part à de nombreux ateliers :

-vulnérabilité écologique
-migrations, frontières et mobilités
-traces, mémoire et histoire
-réparations, résilience et soin
-génocides et crime de masse
-extrémismes religieux et résilience
-minorités politiques
-vulnérabilités économiques
-identité, folie et soin

A côté des chercheurs comme Elsa Dorlin, Nadia Yala Kisukidi ou Abdourahmane Seck, les Ateliers de la Pensée ont invités des personnalités de la société civile : l’ancienne garde des Sceaux française, Christiane Taubira est intervenue sur le thème de la réparation, et a trouvé ces échanges d’une très grande richesse. Lilian Thuram, l’ancien footballeur a participé à un atelier sur les minorités politiques et sur la possibilité de réinventer un monde commun. La réalisatrice Mati Diop, primée au festival de Cannes pour son film « Atlantique » a quant à elle, évoqué l’importance de son retour d’adulte à ses origines.

Ce festival des idées, transdisciplinaires, ne se limite pas aux réflexions théoriques et essaie de trouver des solutions concrètes pour relever les défis qui s’imposent non seulement à l’Afrique, mais au monde.