L’équipe du Nigeria, championne d’Afrique en titre, peut compter sur son atout clé pour la Coupe du monde féminine de la FIFA qui a débuté ce vendredi dernier en France : l’attaquante Asisat Oshoala. Focus sur une des stars de ce Mondial féminin 2019 qui risque de faire des émules lors de la compétition.

L’instinct du buteur

« Superzee » ou « Seedorf », comme on la surnomme dans le milieu, avait rejoint le club chinois de Quanjian en février 2017, après avoir quitté les Arsenal Ladies, la section féminine du club londonien. Elle est la première footballeuse africaine à rejoindre la Super Ligue féminine de la FA.

L’an dernier avec les Super Falcons, l’attaquante de 24 ans a remporté sa troisième Coupe d’Afrique des nations féminine de la FIFA en inscrivant trois buts, et permettant au Nigeria de remporter le neuvième titre de son histoire.

Elle a également été désignée Footballeuse africaine de l’année en 2014, 2016 et 2017. L’attaquante nigériane a signé un contrat de trois ans avec l’équipe féminine de Barcelone après avoir initialement été prêtée au club catalan par son homologue chinois de Dalian Quanjian jusqu’à la fin de la saison.

La jeune femme n’a cessé d’impressionner par ses bonnes performances. Au cours de son prêt de quatre mois du côté de la Catalogne, elle a aidé le FC Barcelone à atteindre la finale de la Ligue des Champions féminine de l’UEFA en marquant 8 buts en 11 matches.

Envers et contre tou(te)s

Très tôt, la nigériane préfère taper dans le ballon rond avec les garçons plutôt que de parler vêtements et maquillage avec les filles de son âge.

Ses parents, qui prospèrent dans l’industrie de l’or et de la mode au Nigéria, pensaient qu’elle marcherait sur leurs pas et étaient en tout point opposés à sa carrière de footballeuse professionnelle. La bonne élève les a peinés quand elle a décidé d’abandonner l’école pour se consacrer entièrement au football.

« Je viens d’un milieu difficile où vous n’avez pas le droit de suivre vos rêves, où vous ne pouvez pas dire librement à vos parents que vous voulez jouer au football. Car nous avons cette mentalité que les femmes ne devraient pas poursuivre une carrière sportive », avait-t-elle déclaré dans une interview accordée à la télévision britannique.

Ainsi, sa carrière florissante a conduit de plus en plus de Nigérians à s’intéresser au football féminin et à aller voir les matches. « Quand j’ai eu la chance de pouvoir faire ce que j’aimais faire, j’ai fait en sorte d’utiliser cette chance au mieux. Comme mes parents ont finalement donné leur accord, j’ai le sentiment que ce serait une déception pour moi si je ne donnais pas le meilleur de moi-même en permanence », explique le striker des Super Falcons du Nigeria.

Asisat Oshoala essaye maintenant de changer les mentalités. Elle a ouvert un service de sport-études dédié au football au Nigeria, où les enfants ont la possibilité d’aller s’entraîner après l’école et sont suivis par un coach professionnel.