Depuis juin, l’opposition malienne conteste le gouvernement, et plus précisément le président IBK, au pouvoir depuis 2013, auquel elle reproche la situation économique catastrophique, la manque de sécurité et la corruption. Cette crise politique a dégénéré le 10 juillet en une troisième grande manifestation ayant entraîné un bain de sang à Bamako.

Dans une lettre ouverte, le Mouvement du 5-Juin qui mène les contestations, reproche au président de faillir à sa mission mais ne réclame cependant pas sa démission.

Pour régler la situation au plus vite, la Cedeao est intervenue en proposant une feuille de route bien accueillie par la présidence, mais rejetée par le Mouvement du 5-Juin. La Cedeao a mandaté les présidents de 5 pays, le Nigeria, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal, pour mener des négociations pour résoudre cette crise.

Les négociations, qui se sont tenues jeudi 23 juillet, n’ont malheureusement pas abouti et la Cedeao prévoit un sommet extraordinaire par visio-conférence lundi 27 juillet. Le président du Cedeao s’est dit « optimiste » en l’espoir de trouver une solution