Le suspense est resté presque jusqu’à la dernière minute en Algérie, mais l’Aïd El Adha sera finalement bien célébré en Algérie le 30 juillet prochain. Le pays a longtemps hésité à maintenir cette fête religieuse alors que le nombre de décès dues au virus augmente drastiquement dans le pays, et que 29 wilayas sont encore confinées.

Plusieurs organisations se sont en effet opposées à l’annulation de cette fête, comme l’association des Oulémas et le syndicat des Imams. Cependant, la décision finale est revenue à la commission ministérielle des Fatwas, le seul organisme apte à trancher sur les questions d’ordre religieux dans le pays. La commission recommande le respect des gestes barrières durant les trois jours de l’évènement.

La question du maintien ou non de l’Aïd a cependant levé un débat : la religion a-t-elle son mot à dire dans des décisions d’ordre sanitaire ? Certains considèrent que la place que peut prendre la religion dans des décisions politiques est dangereux, et d’autres dénoncent la construction de mosquées plutôt que d’hôpitaux, alors que les malades ne cessent d’affluer dans les centres de soins algériens.

Même si la décision a été prise, le gouvernement ne garantit pas qu’il n’y ait pas de futur durcissement des mesures liées à la vente de bestiaux, ou même un reconfinement dans le pays.