Depuis février 2019, le Hirak, né d’une saturation de la population et ayant conduit à la démission du président Bouteflika, secoue l’Algérie. Alors que les rassemblements publics sont interdis à cause de l’épidémie, limitant les manifestations dans les rues, le gouvernement algérien continue cependant d’arrêter et de condamner certains militants du mouvement, dont font partie Ahmed Sissi Mouda et et Yasser Kadiri.

Ils ont été condamnés mercredi 22 juillet à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis pour « atteinte à la personne du président de la République », « atteinte à l’intégrité du territoire » et « publication de tracts de nature à nuire à l’intérêt nationale ». Cette condamnation contraste avec les 10 ans de prison qu’avait demandé le procureur. Selon leur avocat, Me Mustapha Bouchachi, ils devraient sortir de prison la semaine prochaine.

La situation ne devrait cependant pas se calmer de sitôt alors que les deux militants ont été jugés sur la base d’un nouveau Code Pénal adopté en avril, et qui subit de vives critiques de la part des militants pour les droits humains. Ils craignent en effet que celui-ci limite le droit à la liberté d’expression dans le pays.