Après 3 semaines de tensions, la dépénalisation de l’homosexualité a finalement été voté au Gabon lundi 29 juin. C’est un soulagement pour la communauté homosexuelle, représenté par Sante + pro humanitus, l’une des rares associations représentant leurs droits au Gabon.

Cela clôt une année de souffrance pour les homosexuels, année qui a commencé en juillet 2019 avec le vote de la pénalisation de l’homosexualité qualifié comme « atteinte aux mœurs ». Même si aucun homosexuel n’a subi les sanctions liées à cette loi durant cette année, la communauté s’est sentie quand même plus vulnérable qu’auparavant, notamment concernant les violences.

Cependant, la colère d’une partie de l’opinion publique gabonaise se fait quand même entendre depuis cette décision. Déjà, pendant ces trois semaines, des articles paraissaient tous les jours comparant l’homosexualité à la pédophilie ou la zoophilie, et des propos haineux envers la communauté était proférés par l’Eglise Catholique et l’opposition.

Aujourd’hui encore, cette décision est déclarée par beaucoup comme étant contraire à l’opinion majoritaire au Gabon. Le Gabon se démarque cependant en étant l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne où l’homosexualité n’est plus criminalisée.