De nouvelles condamnations pour motif de corruption de membres du gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika ont été promulgués mercredi 1 juillet. Parmi les jugés, Ali Haddad, l’un des financiers responsables des campagnes électorales de l’ex-président, a été condamné à 18 ans de prisons fermes, notamment pour abus de fonction et corruption. La famille Haddad a vu ses biens être saisis et ses comptes bancaires gelés à la suite de ce jugement.

Au total, sept anciens ministres de Bouteflika ont été condamnés à effectuer deux à cinq ans de prisons, et un huitième, condamné à 20 ans de prison, est actuellement en fuite à l’étranger. La condamnation d’Ali Haddad le positionne ici comme l’un des symboles de la corruption de l’ex-gouvernement.

Cependant, les avocats de certains condamnés déplorent des sanctions parfois incompréhensibles comparativement au manque de preuves. Ces nombreuses condamnations suivent la démission en 2019 d’Abdelaziz Boutelfika et la pression d’un mouvement inédit de protestation populaire, communément appelé « Hirak » dans le monde arabe.