Voilà 3 semaines que le président malgache Andry Rajoelina a présenté son traitement Covid-Organics à base d’artemisia, à la fois curatif et préventif.

Depuis, de nombreux dirigeants africains se sont procuré ce remède (le Sénégal et le Niger entres autres).

La plante fait de plus en plus débat : elle a déjà fait ses preuves contre le paludisme et est une plante utilisée « depuis plus de 2000 ans », explique Dr Luisa Dologuélé. Elle cite par ailleurs que la Chine, lors de l’épidémie de coronavirus de 2003, avait retenue la plante comme efficace (d’après des études universitaires sur l’association de médecine traditionnelle et conventionnelle). La Chine reprend actuellement ces études dans le cadre de l’épidémie actuelle.

L’OMS réitère ses mises en garde et craint une ruée vers un remède qui n’a pas encore de résultats en matière de lutte contre le virus. Si elle reconnait l’efficacité de certains remèdes traditionnels, elle préconise des essais rigoureux.

Le vrai débat semble donc plus se porter sur des preuves cliniques que le côté traditionnel du remède.

Toujours est-il que sans résultats cliniques, la prudence est de mise.