La dette de la quasi-totalité des pays du monde s’est creusée en raison des retombées économiques qui sont dues à la crise sanitaire du coronavirus.

En Algérie, c’est la chute libre du prix du baril de pétrole qui fragilise son économie (pour rappel : 90 % de ses recettes d’exportation découlent de « l’or noir »).

Et si certains pays du continent africain ont eu recours aux aides du Fonds Monétaire International comme la Côte d’Ivoire (le FMI lui a porté une aide de 886,2 millions de dollars), l’Algérie refuse l’aide de l’organisation.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « préfère emprunter » auprès de citoyens algériens : cela prend la forme de bons du Trésor « coupon Algérie » (l’Etat émet des titres, emprunte auprès des acheteurs et rembourse plus tard) à l’instar des « bons sociaux Covid-19 » à l’initiative de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest).

Le FMI prévoit pourtant une récession algérienne au cours de l’année et un déficit budgétaire parmi les plus importantes de l’Afrique du Nord.