La crise sanitaire actuelle est une catastrophe pour certains travailleurs et entreprises. Pour d’autres, elle permet de se réinventer.

Au Sénégal, le port obligatoire d’un masque de protection est en vigueur depuis lundi 20 avril. Pourtant les masques chirurgicaux et de type N95 ont vu leur prix exploser : la boîte de 50 est passée de 8 000 à 23 000 CFA [12 à 35 euros].

Khadim Diop, un tailleur de Guédiawaye a vu là une opportunité. Celle de relancer son activité qui était mal en point et celle de fournir une protection à ses concitoyens.

Ses masques se vendent « comme des petits pains » et bien qu’ils ne puissent être utilisés en milieu hospitalier (car ils ne protègent pas suffisamment), il a réussi à nouer des partenariats avec des pharmacies qu’il livre. Il fournit également d’autres commerces qui vendent des produits de la vie courante.

Les masques produits dans cet atelier se vendent entre 250 et 300 CFA [0,38 et 0,45 euros], ce qui en permet l’accès aux plus démunis.