Alors que la France doit rester confinée au moins jusqu’au 11 mai, des tensions surgissent en banlieue.

De la nuit du 19 au 20 avril à celle du 21 au 22, les banlieues ont été les scènes de tensions à Nanterre et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Les forces de l’ordre et des voitures ont été visées par des feux d’artifice.

La collision entre un motard et un véhicule de police semble être à l’origine de ces incidents.

Face aux autorités qui déclarent avoir tenté d’arrêter un motard ne portant pas de casque et roulant à toute allure (motard qui s’est avéré ne pas avoir respecté les restrictions du confinement auparavant), plusieurs témoins ont affirmé qu’il s’agissait de bavure de la part de la police, qui avait délibérément ouvert la portière avant-droite d’un véhicule banalisé.

Le motard de 30 ans, s’est retrouvé projeté au sol, le fémur fracturé.

Une enquête est lancée afin de savoir la nature des faits.

Au-delà de ces incidents, le confinement n’est pas vécu de la même manière sur tout le territoire. Au contraire, il montre et amplifie même les inégalités déjà présentes : les quartiers populaires hébergent 30 à 40% de familles vivant sous le seuil de pauvreté ; des familles qui survivent souvent grâce à l’aide et la solidarité, qui sont restreintes en raison du confinement.