C’est mardi 28 avril que les députés de l’Assemblée Nationale tchadienne ont voté pour l’abolition de la peine capitale.

Jusque-là, elle s’appliquait dans certaines situations. Le Tchad a en effet connu une réforme de son Code pénal en 2016 pour réserver exclusivement la peine de mort aux cas de terrorisme.

Cette nouvelle mesure permet au pays « d’harmoniser » sa législation contre le terrorisme avec celles du Mali, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger (les autres pays membres du G5 Sahel)

« La peine de mort constitue une atteinte au droit à la vie » déclare le ministre de la Justice, chargé des Droits humains, Djimet Arabi qui pense aussi qu’elle n’est pas dissuasive et lui préfère la perpétuité.

Ce vote reste encore à être promulgué par le président Idriss Déby Itno, mais il représente pour les défenseurs des droits de l’homme l’aboutissement d’un long combat.